De p'tite brocanteuse à la médiatisation

Petite, je vivais près du marché au puces. J'allais et venais librement dans cet endroit considéré comme un royaume où s'offrait la possibilité de dénicher d'innombrables trésors. Cette sensation m'est restée.

Plus tard, je me suis tournée exclusivement vers la récup pour me meubler. Pour une férue de design au budget limité, ce fût un vrai challenge. Sublimer, avec peu de moyens. Cette expérience m'a convaincu que nous pouvons tous nous meubler avec goût exclusivement d'occasion. 

MAIS il faut avoir envie de fouiller... Et beaucoup d'imagination pour projeter chez soi un meuble sans mise en valeur. Moi, c'est mon truc. Et je pense qu'il est nécessaire de changer nos modes de consommation.

 

Début 2019, je propose aux Petits Riens (brocante couverte de meubles d'occasion) mon initiative bénévole. J'y sélectionne meubles et objets avec lesquels je crée des agencements d'intérieur, les photographie et les diffuse sur les réseaux sociaux. L'objectif est d'encourager à aller vers la récup par sa mise en valeur et éviter ainsi le recours systématique au "neuf", produit en série et de façon polluante. 

Début 2020, une personne ayant vu ces photos me contacte pour transformer un ancien salon de coiffure en café éthique au coeur de Bruxelles. Cette dame, qui n'est autre que l'ancienne rédactrice en chef de Marie Claire Belgique, veut un aménagement 100% récup.

 

Simultanément, la présentatrice d'une chaîne de télévision demande à me suivre aux Petits Riens afin de faire un reportage sur mon initiative en tant que décoratrice zéro déchet. Ensuite je me lance un défi : faire de l'appartement 1920 dont je termine la rénovation une vitrine montrant qu'on peut aménager tout un intérieur sans avoir recours au neuf.  Une autre chaine de télévision me contacte. 

Tout commence :)